Coupe du Monde : Les Bleus y sont, dans la douleur
Face aux hommes verts, les Bleus sont passés à l'orange. Mais ils détiennent finalement, après une campagne éliminatoire au très long cours, le précieux sésame vers l'Afrique du Sud. L'équipe de France le doit à une main de Thierry Henry, passeur décisif et illicite sur le but de Gallas, mais aussi à un immense Hugo Lloris, auteur de plusieurs sauvetages décisifs, et très rassurant dans les airs, un secteur particulièrement prisé par les Irlandais. Il n'y a donc pas de quoi pavoiser. La France a passé l'obstacle irlandais avant tout grâce à son gardien, et à une erreur d'arbitrage.
Mais en juin prochain, quand il s'agira d'entamer la Coupe du Monde, tout sera oublié. Les compteurs remis à zéro. Mais tout devra également changer : car cette équipe de France n'a visiblement pas l'étoffe pour se mesurer aux plus grands. Quid de Gourcuff, plus que passable sur les deux matches de barrage, mais unique bon tireur de coups de pieds arrêtés ? Et Gignac ? Impuissant, lui aussi. Pourquoi Karim Benzema est-il alors resté scotché sur le banc ? Le constat est clair, depuis la Coupe du Monde 2006, Domenech n'a pas retrouvé la formule qui avait fait des Bleus un vice-champion du monde. Ou tout simplement, la France est-elle toujours orpheline de Zidane. C'est en tout cas un constat d'échec, malgré la qualification.
Mercredi soir, les Bleus se sont faits manger à domicile par les hommes de Trapattoni. Ils savaient pourtant qu'ils devaient imposer leur tempo, mais ils en ont été ...








